Comment traiter le syndrome de Morton ?

Comment traiter le syndrome de Morton ?

L’anatomie humaine a été organisée à ce que les pieds supportent le poids de notre corps lorsque nous sommes debout. Avec la vie devenue de plus en plus active, nous ressentons souvent des douleurs au niveau des pieds. De nos jours, une grande majorité de la population française se heurte à des problèmes orthopédiques, le syndrome de Morton en fait partie. Découvrez comment traiter cette maladie.

Qu’est-ce que le syndrome de Morton ?

En général, notre pied se compose de 7000 nerfs, de plus de 100 ligaments, de 16 articulations, de 26 os et de 20 muscles. Dès fois, nous ressentons des décharges électriques en position debout ou en marchant. Ces sensations sont caractéristiques du syndrome de Morton. Egalement appelé névrome de Morton, il s’agit d’une maladie du nerf interdigital de la plante du pied. Cette douleur est souvent causée par la compression d’un nerf entre le 2e et le 3eorteil. Entre le 3e et le 4e orteil se trouve également un nerf qui peut être touché par le syndrome de Morton. La maladie de Morton se manifeste par une douleur vive comme une sensation de brûlure ou de décharges électriques lorsque nous nous tenons debout ou nous marchons.

Les principales causes du syndrome de Morton et les facteurs de risque :

L’origine du syndrome de Morton n’est pas vraiment connue, mais il existe diverses causes qui occasionnent cette maladie. La compression du nerf situé à l’avant-pied provoque des douleurs au niveau des orteils. Les femmes sont les sujets les plus touchés par ce trouble dû au port de talons hauts qui ont tendance à comprimer l’avant-pied. Enfiler des chaussures trop étroites peut également déclencher le névrome de Morton. Cela s’explique par le resserrement du pied et la forte pression exercée sur les orteils.

Par ailleurs, certains sports amènent à porter des chaussures trop serrées comme l’escalade, le si de randonnée ou encore le ski alpin. La pratique régulière de ces disciplines se révèle donc être un facteur favorisant le syndrome de Morton. Il en est de même pour la pratique de la course à pied. Avec ce sport, les pieds s’exposent à des secousses répétées qui peuvent conduire à une déformation du pied et perturber, par conséquent, le nerf interdigital. Lorsque l’on est en surpoids, il est possible que le tissu autour des nerfs interdigitaux s’épaississe. De ce fait, les nerfs deviennent comprimés et cela favorisera le développement de la maladie de Morton. Divers facteurs comme les pieds plats, les pieds creux et la position anormale des orteils peuvent aussi déclencher la formation de cette pathologie des pieds.

Les symptômes du névrome de Morton

Bien que l’origine de cette maladie reste encore un mystère, il existe des symptômes et des signes qui montrent clairement qu’une personne est atteinte du névrome de Morton. En général, le syndrome de Morton se manifeste par une douleur vive entre le 2e et le 3eorteil ou entre le 3e et le 4e. Le degré de cette névralgie varie en fonction des facteurs qui ont causé la formation de la maladie et des patients. Certaines personnes peuvent ressentir simultanément de la douleur entre les deux orteils et d’autres l’éprouvent entre les quatre orteils. Des personnes atteintes de cette pathologie des pieds la décrivent également comme si elles avaient un caillou dans la chaussure.

Il est aussi possible que des patients se plaignent d’avoir comme une sensation de marcher sur des lames de rasoir. Tous ces signes montrent qu’une personne est touchée par le névrome de Morton. D’autres troubles courants peuvent également révéler la présence de cette pathologie des pieds : la paresthésie, la sensation de brûlure ou encore les crampes au niveau des orteils. Il se peut que les personnes souffrant le syndrome de Morton aient des difficultés à marcher ou ne peut pas répondre correctement lorsqu’elles pratiquent une activité nécessitant l’utilisation de l’avant-pied.

Le syndrome de Morton entraine aussi l’incapacité de porter des talons hauts pour les femmes et les souliers un peu étroits. Il amène même à se déchausser afin de soulager les douleurs occasionnées. Toutefois, le nerf interdigital n’est pas responsable de la commande des muscles. Sa compression n’est donc pas susceptible de provoquer de la paralysie. Comme tous les nerfs, le nerf interdigital est un faisceau de fibre qui assure la sensibilité entre deux orteils. Le névrome de Morton peut, de ce fait, altérer la réceptivité et conduire à la perte progressive de la perceptibilité.

Comment diagnostiquer la maladie de Morton ?

Le syndrome de Morton peut être reconnu et identifié en tâtant le pied. En effet, lorsque la personne subit une palpation du pied, la zone anatomique du nerf avance une violente douleur. Cette approche est souvent utilisée par les médecins généralistes et les podologues. Pour un examen plus approfondi, une radiographie se révèle être efficace. Elle offre la possibilité de détecter la lésion et peut amener à trouver les causes de la pathologie tout en montrant s’il existe d’autres anomalies associées à cette maladie. Ce diagnostic est souvent employé quand le névrome de Morton résulte d’un trouble anatomique de la zone. Si ce n’est pas le cas, il est essentiel de faire recours à une échographie ou un examen à travers une Imagerie par Résonance Magnétique communément connu sous l’appellation IRM.

Les traitements du syndrome de Morton :

Le névrome de Morton peut être traité de diverses manières :

• La kinésithérapie La kinésithérapie est utilisée pour détendre les chaines musculaires responsables les troubles posturaux des orteils. Elle consiste à masser délicatement la partie environnante du nerf interdigital.

• Traitement par des anti-inflammatoires Le névrome de Morton est aussi traité par la prise d’anti-inflammatoires et d’antalgiques. L’ibuprofène (Advil®, Motrin®) ou le naproxène (Aleve®, Naprosyn®) sont d’excellents médicaments qui soulagent la douleur causée par cette pathologie.

• L’utilisation de semelles orthopédiques

La semelle orthopédique se révèle être un traitement efficace pour soigner le syndrome de Morton. Également utilisée pour traiter l’aponévrosite plantaire, elle offre la possibilité d’harmoniser l’appui du pied et de faire en sorte qu’il se fasse en arrière et non à l’avant du pied. Avec une semelle orthopédique adaptée, les métatarses (os de la plante des pieds) seront un peu écartés occasionnant ainsi la non-compression des nerfs.

• La chirurgie La chirurgie est une méthode en dernier recours lorsque la douleur persiste même après avoir adopté tous les traitements possibles. Elle consiste à effectuer une ablation du nerf enflammé en incisant la plante du pied ou entre les orteils. Ce traitement est un peu risqué, mais avance de bons résultats.